Tout pres­ta­taire sérieux con­naît les règles de base, quelle que soit sa dis­ci­pline, car il faut pen­ser au réfé­ren­ce­ment natu­rel dès le début de la con­cep­tion d’un site. Tout néo­phyte peut faci­le­ment les acqué­rir grâce aux nom­breu­ses infor­ma­tions dis­po­ni­bles sur le web. On con­sul­tera en par­ti­cu­lier le bien nommé abon­dance.com et ses métho­do­lo­gies ainsi que webran­kinfo.com qui sont un bon point de départ : réfé­ren­ce­ment, posi­tion­ne­ment, opti­mi­sa­tion.

Le prin­ci­pal objec­tif à attein­dre dans une démar­che de réfé­ren­ce­ment est évi­dem­ment un bon posi­tion­ne­ment dans les résul­tats “orga­ni­ques” des moteurs (ou “natu­rels”, à la dif­fé­rence des liens spon­so­ri­sés) sur une sélec­tion de mots-clés à la fois géné­ra­teurs de tra­fic et en adé­qua­tion avec l’acti­vité du site.

En théo­rie et dans le meilleur des mon­des, un site dis­po­sant d’un con­tenu fourni et bien rédigé aura tou­tes les chan­ces de béné­fi­cier d’un bon posi­tion­ne­ment sur les “mots-clés” de son champ lexi­cal. La “fraî­cheur” du con­tenu compte éga­le­ment beau­coup : une fois publié, un texte n’a cer­tes pas voca­tion à être régu­liè­re­ment modi­fié, cepen­dant l’ajout de com­men­tai­res par les inter­nau­tes renou­velle l’inté­rêt de la page pour les moteurs. A l’échelle d’un site com­plet, les pages créées ou mises à jour récem­ment ont un atout pour leur pro­pre posi­tion­ne­ment et pro­fi­tent indi­rec­te­ment à celui des autres pages…

D’autres fac­teurs jouent un rôle impor­tant comme la struc­ture HTML des pages, leur popu­la­rité, les URL… Lire la métho­do­lo­gie d’opti­mi­sa­tion pour en savoir plus. Sans par­ler de l’évo­lu­tion fré­quente des règles de fonc­tion­ne­ment des moteurs et par con­sé­quent de leurs algo­rith­mes dont les arca­nes sont gar­dés tels des secrets défense.

Con­si­dé­rons quel­ques exem­ples “musi­caux” dans Goo­gle (les résul­tats n’étant vala­bles qu’au moment où ce billet est écrit, 16 jan­vier 2008) :

  • sur la recher­che “ozma elec­tric taxi land”, notre site musi­ca­lias.com appa­raît en sep­tième posi­tion : un résul­tat appa­rem­ment très hono­ra­ble pour un site sorti récem­ment, avec peu de con­te­nus et une popu­la­rité pas encore “tra­vaillée”. Cepen­dant les ter­mes “ozma elec­tric taxi land” sont pla­cés assez haut sur la page d’accueil de musi­ca­lias et Goo­gle ne ren­voie que 796 résul­tats de recher­che, parmi les­quels peu de sites très con­cur­ren­tiels
  • l’expres­sion “gil­les coquard soli” est quant à elle plus dif­fi­cile : musi­ca­lias.com n’appa­raît qu’en 26ème posi­tion sur 14900 résul­tats, tou­jours grâce à sa page d’accueil alors qu’il existe aussi une page artiste et une page pro­duit !

Dans les pre­miers résul­tats de ces deux recher­ches, se trou­vent des sites “popu­lai­res” (fnac, cdmail, ama­zon, vir­gin…), d’autres moins, où tout ou par­tie de l’expres­sion cher­chée est pré­sente dans le “title HTML” de la page et/ou dans son adresse (réé­cri­ture d’URL). Seraient-ce des fac­teurs déter­mi­nants ? Uti­les cer­tai­ne­ment mais pas cru­ciaux puis­que parmi les pre­miers résul­tats figu­rent aussi des sites sans ces atouts, cer­tains beau­coup moins popu­lai­res mais très “per­ti­nents” (site du label, autres sites musi­caux spé­cia­li­sés…).

Autre exem­ple : le texte étrange en bas de la page d’accueil du site sarenza.com. Comp­tez le nom­bre de répé­ti­tions du mot chaus­sure… Est-ce vrai­ment utile au visi­teur ? Gageons que sa nature est moins édi­to­riale que SEO (Search Engine Opti­mi­sa­tion). Même com­bat (mais plus utile fonc­tion­nel­le­ment) pour la liste d’expres­sions-liens vers des lis­tes de pro­duits en pied de page. Le cons­tat est là : sur la recher­che “chaus­sure”, sarenza.com est tou­jours pré­sent dans les pre­miers résul­tats.

En fait, au-delà du nom­bre de résul­tats sur une requête don­née, la con­cur­rence sur un mot-clé ou une expres­sion est avant tout fonc­tion du nom­bre de sites per­ti­nents et/ou opti­mi­sés sur les mots con­si­dé­rés.

Voilà en quel­ques mots la dif­fi­culté du réfé­ren­ce­ment dit “natu­rel”. Au-delà des prin­ci­pes essen­tiels, il est dif­fi­cile voire impos­si­ble de pré­voir l’impact exact d’une action don­née sur le posi­tion­ne­ment du site. Seul un tra­vail de fond sur l’opti­mi­sa­tion du code, les liens (inter­nes et exter­nes) et en par­ti­cu­lier les tex­tes, ainsi qu’un suivi régu­lier des résul­tats per­met­tent d’appré­hen­der pro­gres­si­ve­ment les leviers à action­ner pour son pro­pre site.

Et même si la ten­ta­tion d’en abu­ser est grande, il con­vient de res­ter dans les limi­tes du rai­son­na­ble !