Oxa­tis, “Pla­te­forme de com­merce en ligne pour PME et TPE” (5000 sites cer­ti­fiés par Deloitte), lance “Oxa­tis Open Enter­prise” : une offre de type pre­mium inté­grant logi­ciel, héber­ge­ment et ser­vi­ces. Cette offre sera dis­po­ni­ble exclu­si­ve­ment via le réseau de dis­tri­bu­teurs cer­ti­fiés Oxa­tis (agen­ces web, reven­deurs à valeur ajou­tée…). Les avan­ta­ges par rap­port à l’offre stan­dard ne sont pas évi­dents au pre­mier abord, puisqu’il était déjà pos­si­ble d’être acom­pa­gné par un CEI (Cen­tre d’Exper­tise Inter­net) dans le cadre de l’offre stan­dard.

Ils sem­blent tenir en trois points :

  1. ouver­ture aux appli­ca­tions tier­ces sous forme de web ser­vi­ces (via des API “Appli­ca­tion Pro­gram­ming Inter­face”) per­met­tant de syn­chro­ni­ser les infor­ma­tions de tel­les que pro­duits, clients, com­man­des, stock… avec d’autres logi­ciels typi­que­ment une ges­tion com­mer­ciale
  2. une ges­tion des droits d’accès très fine à l’inter­face d’admi­nis­tra­tion du site, per­met­tant de con­trô­ler les actions de plu­sieurs inter­ve­nants
  3. “volu­mé­trie impor­tante” auto­ri­sée, deux niveaux de sup­port tech­ni­que (dis­tri­bu­teur + Oxa­tis)

Cette offre est un pas impor­tant vers les entre­pri­ses de taille moyenne, avec une appel­la­tion astu­cieuse pro­ba­ble­ment ciblée “open source” et un posi­tion­ne­ment clair : “les PME de 10 à 100 sala­riés ou visant un chif­fre d’affai­res en ligne de 2 à 10 mil­lions d’€”.
On regret­tera d’autant plus la pré­sen­ta­tion du mar­ché qui mêle des con­si­dé­ra­tions jus­tes (“JUC­Q­SYC : J’ai un copain qui s’y con­naît, une appel­la­tion Oxa­tis.” qui inclut bien évi­dem­ment le beau-frère évo­qué dans notre billet sur le choix d’un pres­ta­taire web) à des cari­ca­tu­res trom­peu­ses :

  • “SSII […] Les bud­gets à inves­tir se comp­tent en années/homme, par­fois pour des mil­lions d’€.” Cest vrai, mais par­fois bien moins, aussi.
  • “Web Agency : […] Ils sont com­pé­tents en matière de rédac­tion, de réa­li­sa­tion de charte gra­phi­que, de réfé­ren­ce­ment et d’ergo­no­mie.” Par­fois en déve­lop­pe­ment infor­ma­ti­que, aussi. ;)

Reste la ques­tion qui fâche : mal­gré le très grand nom­bre de fonc­tion­na­li­tés dis­po­ni­bles en stan­dard et les pos­si­bi­li­tés de per­son­na­li­sa­tion du design, est-il pos­si­ble sans accès au code source de se dif­fé­ren­cier suf­fi­sam­ment d’une con­cur­rence en ligne de plus en plus féroce ? Des exem­ples de réus­site au-delà des mar­chés de niche seront bien­ve­nus !

De son côté Store Fac­tory pro­pose une nou­velle fonc­tion adap­tée aux réseaux de fran­chi­ses ou de suc­cur­sa­les, per­met­tant de met­tre à jour tout ou par­tie d’un site “esclave” à par­tir d’un site “maî­tre”. Plus d’infor­ma­tions sur le site rela­tion­client.net. La société avait annoncé début mars une offre “m-com­merce” com­pa­ti­ble avec les télé­pho­nes mobi­les dotés d’un navi­ga­teur web.

Tou­tes ces fonc­tions étaient déjà plus ou moins dis­po­ni­bles dans la ver­sion stan­dard de Magento, dont l’édi­teur Varien Inc. vient d’annon­cer une “Enter­prise Edi­tion” incluant notam­ment : ges­tion plus fine des droits d’accès, ven­tes pri­vées, syn­chro­ni­sa­tion entre un site de pro­duc­tion et un autre de pré-pro­duc­tion, et garan­tie de ser­vice assu­rée par un SLA “Ser­vice Level Agree­ment”. Le tout pour $8,900 par an.

Cette offre posi­tionne encore un peu plus Magento comme l’outil open-source de réfé­rence pour les pro­jets “moyen-gros”, alors que Pres­ta­shop, lui aussi en forte crois­sance, sem­ble plus adapté aux pro­jets “petit-moyen”.

Deux autres ten­dan­ces con­ti­nuent de croî­tre :

  • la délé­ga­tion e-com­merce, avec un nou­vel acteur Ebiz-France aux côtés des Ins­pi­ra­tio­nal Sto­res et Mix­com­merce, cha­cun ayant un posi­tion­ne­ment spé­ci­fi­que.
  • les offres héber­gées et inté­grées tel­les que Kiubi en France (ges­tion de con­te­nus + ecom­merce + blog + …) et Good­Barry aux US (ges­tion de con­te­nus + ecom­merce + CRM + emai­lings + …), billet à venir pro­chai­ne­ment

La bataille au sein du mar­ché des offres sur abon­ne­ment (dites aussi SaaS “Soft­ware as a Ser­vice”), et entre ce type d’offre d’une part et les offres de ser­vi­ces autour de solu­tions open-source d’autre part, sera inté­res­sante à sui­vre dans les mois qui vien­nent !