Suite logi­que au navi­ga­teur web épo­nyme, Goo­gle Chrome OS est pré­senté comme un sys­tème léger, rapide et sûr.

Basé sur un noyau Linux, il pro­po­sera avant tout un accès sim­pli­fié à des appli­ca­tions web, parmi les­quel­les bien entendu Goo­gle Apps (Gmail, Talk, Docu­ments, Agenda…).

C’est sans aucun doute un évé­ne­ment majeur dans l’envi­ron­ne­ment infor­ma­ti­que mon­dial. L’appa­ri­tion d’un nou­veau sys­tème d’exploi­ta­tion n’est pas fré­quente…

Dans un billet mali­cieu­se­ment inti­tulé “But will it run Pho­to­shop?”, Masha­ble US pointe les gros pro­blè­mes que Goo­gle devra résou­dre :

  • “il est dif­fi­cile d’obte­nir la créa­tion de dri­vers par les fabri­cants de maté­riels et péri­phé­ri­ques
  • il est dif­fi­cile d’obte­nir la créa­tion de ver­sions com­pa­ti­bles de logi­ciels par les édi­teurs”

Des pro­blè­mes qui ont été les prin­ci­paux res­pon­sa­bles, en son temps, de l’aban­don d’OS/2 par IBM, alors que le sys­tème était supé­rieur à Win­dows sur bien des points.

De plus, mal­gré un déve­lop­pe­ment ful­gu­rant, ce n’est pas demain (ni même cer­tain à terme) que les appli­ca­tions en ligne seront suf­fi­sam­ment nom­breu­ses, fia­bles et pra­ti­ques pour une masse cri­ti­que d’uti­li­sa­teurs.

Cepen­dant si Goo­gle a déjà subi des échecs (Video Player, Ans­wers…), il faut comp­ter sur son extra­or­di­naire force de frappe et d’autres évo­lu­tions comme Goo­gle Wave et HTML 5, pour faire rapi­de­ment au moins une place au soleil à Chrome OS, comme cela com­mence à être le cas pour le navi­ga­teur avec près de 6% de parts de mar­ché acquis en moins d’un an.

Dans tous les cas cette annonce mar­que une avan­cée de plus en faveur du modèle open source et en par­ti­cu­lier de l’infor­ma­ti­que in the cloud (“dans le nuage”, n’est-ce pas poé­ti­que ?), même si l’ampleur de cette pro­gres­sion sur le mar­ché grand public (tout comme celle des net­books, avec 8% des ven­tes de PCs au pre­mier tri­mes­tre 2009 selon IDC) reste incer­taine.