Le Online Mea­su­re­ment and Stra­tegy Report 2009 du cabi­net eCon­sul­tancy, basé sur une enquête auprès de quel­que 800 digi­tal mar­ke­ters, mon­tre en effet que moins d’un quart des son­dés reven­di­quent une stra­té­gie interne reliant l’ana­lyse des don­nées à des objec­tifs d’entre­prise.

A peine plus (27%) auraient iden­ti­fié des oppor­tu­ni­tés signi­fi­ca­ti­ves à met­tre en œuvre grâce aux web ana­ly­tics, alors que les trois quarts espè­rent y arri­ver à l’ave­nir.

Cette situa­tion va cer­tai­ne­ment évo­luer grâce à une part crois­sante allouée aux moyens humains par rap­port aux coûts tech­ni­ques (en par­ti­cu­lier les licen­ces logi­ciel­les payan­tes) dans le bud­get glo­bal, même si l’on est encore loin du ratio 90/10 recom­mandé par l’expert Avi­nash Kau­shi.

Sans sur­prise, la prin­ci­pale solu­tion gra­tuite Goo­gle Ana­ly­tics con­ti­nue sa pro­gres­sion en cou­vrant 80% du panel, en tant qu’outil uni­que pour un quart des répon­dants ou en com­plé­ment à une solu­tion payante, ce qui est en effet fré­quent chez les moyens et grands comp­tes.

Autre chif­fre inté­res­sant, 40% des per­son­nes inter­ro­gées décla­rent sui­vre les infor­ma­tions liées à la répu­ta­tion en ligne et aux médias sociaux, soit deux fois plus que l’année pas­sée.

Impor­tant : ce rap­port con­cerne très majo­ri­tai­re­ment des entre­pri­ses du Royaume-Uni, réa­li­sant plus d’un mil­lion de Livres de chif­fre d’affai­res.

Pour tou­tes les orga­ni­sa­tions n’ayant pas de besoin très pointu ou de volu­mé­trie impor­tante, Goo­gle Ana­ly­tics est clai­re­ment la solu­tion gra­tuite de réfé­rence (jusqu’à 5 mil­lions de pages vues par mois au-delà des­quel­les le ser­vice devient payant, sauf pour les annon­ceurs Adwords).

Facile à pren­dre en main, GA doit cepen­dant faire l’objet d’un para­mé­trage dans les règles pour livrer des don­nées per­ti­nen­tes. C’est gra­tuit, pas clé en main ! Fort heu­reu­se­ment une abon­dante lit­té­ra­ture à l’inten­tion des uti­li­sa­teurs novi­ces comme des plus avan­cés est dis­po­ni­ble via Goo­gle, divers ouvra­ges ici ou , ou encore un billet de Dave Chaf­fey.

Outre les très nom­breu­ses infor­ma­tions dis­po­ni­bles en stan­dard, Goo­gle Ana­ly­tics pro­pose par exem­ple :

  • la seg­men­ta­tion avan­cée, faci­li­tant la com­pa­rai­son de plu­sieurs indi­ca­teurs (par exem­ple visi­tes direc­tes / visi­tes via moteurs de recher­che / visi­tes via sites réfé­rents)
  • les rap­ports per­son­na­li­sés qui per­met­tant de croi­ser plu­sieurs cri­tè­res et ainsi d’iden­ti­fier des pro­fils et com­por­te­ments vrai­ment fins.
  • on peut aller encore plus loin et ris­quer le mal de tête avec les fonc­tions Pivo­ting & Secon­dary Dimen­sions, inté­res­san­tes à par­tir de quel­ques dizai­nes de mil­liers de visi­tes men­suel­les

Signa­lons que Goo­gle pro­pose depuis quel­ques mois l’export de don­nées vers d’autres appli­ca­tions grâce à une inter­face de pro­gram­ma­tion (API).

Une PME déjà uti­li­sa­trice du moteur de recher­che, voire de quel­ques Goo­gle Apps peut esti­mer que  la firme de Moun­tain View en sait déjà bien assez sur ses acti­vi­tés, et pré­fé­rer uti­li­ser un autre ser­vice.

Dans ce cas il est pos­si­ble de faire con­fiance à Yahoo Web Ana­ly­tics qui a été jugé supé­rieur à GA sur plu­sieurs points par les experts de CMS Watch :

  • con­trôle des accès plus sim­ple et meilleure ges­tion de plu­sieurs sites
  • limite men­suelle de pages vues plus éle­vée (200 mil­lions con­tre 5)
  • pos­si­bi­lité d’expor­ter les don­nées bru­tes
  • durée de con­ser­va­tion des don­nées plus lon­gue

Ce ser­vice n’est pas tout à fait gra­tuit puisqu’il néces­site d’être annon­ceur sur Yahoo ou d’uti­li­ser un ser­vice d’héber­ge­ment, avec un cer­tain niveau d’acti­vité, pour en béné­fi­cier.

Au-delà des offres gra­tui­tes ou peu oné­reu­ses, exis­tent bien entendu beau­coup d’outils payants, dont le Web Ana­ly­tics Report peut faci­li­ter le choix. Bien entendu, avec un coût de $895 pour la Basic Edi­tion du docu­ment, nous ne som­mes plus dans la même caté­go­rie de besoin.

[mise à jour 9/9/2009] A signa­ler un nou­veau venu depuis début 2008, Piwik, créé par l’équipe de php­My­vi­sits, qui ne sont donc pas des débu­tants.

Piwik se veut être rien moins qu’une alter­na­tive cré­di­ble à Goo­gle Ana­ly­tics. Etant donné l’assise actuelle de GA et son nom­bre impres­sion­nant de fonc­tion­na­li­tés uti­les, le défi sem­ble mons­trueux.

Cela étant, Piwik pro­pose des par­ti­cu­la­ri­tés appré­cia­bles :

  • il est open source, donc gra­tuit sans res­tric­tion d’uti­li­sa­tion
  • sa con­cep­tion modu­laire per­met d’ajou­ter soi-même des fonc­tion­na­li­tés
  • les don­nées sont expor­ta­bles inté­gra­le­ment et faci­le­ment grâce à des ser­vi­ces web (APIs)
  • l’inter­face est entiè­re­ment et très faci­le­ment per­son­na­li­sa­ble

A la dif­fé­rence des ser­vi­ces héber­gés, Piwik doit être ins­tallé sur un ser­veur pour fonc­tion­ner. Des uti­li­sa­teurs ont émis des réser­ves quant à la charge impo­sée à sa base don­nées. L’outil étant encore en déve­lop­pe­ment (v0.4), il fau­dra sans doute atten­dre l’arri­vée de la ver­sion 1 pour une éva­lua­tion per­ti­nente, en tant qu’alter­na­tive réelle ou bien com­plé­ment (ce qui ne serait pas si mal) à Goo­gle Ana­ly­tics.

Lien bonus : un livre en ligne con­sa­cré aux Indi­ca­teurs Clés de Per­for­mance (Key Per­for­mance Indi­ca­tors in English).