Cela a com­mencé il y a plu­sieurs mois déjà, avec une pre­mière vague un peu pro­vo­cante sur les ris­ques liés à l’uti­li­sa­tion irrai­son­née du Net :

Le tout com­plété par les mises en garde pas tota­le­ment infon­dées du techno-cri­ti­que Paul Viri­lio.

Sous un angle plus prag­ma­ti­que, Fran­cis Pisani sur son blog Trans­nets remar­quait récem­ment que “ceux qui s’y lan­cent [dans les tech­no­lo­gies digi­ta­les] doi­vent main­te­nant le faire avec le souci d’uti­li­ser ce qui les sert, d’amé­lio­rer ce qui est posi­tif, de com­bat­tre ce qui est dan­ge­reux.”

Ce qui fait écho à une inter­ro­ga­tion de plus en plus fré­quente : main­te­nant qu’Inter­net est un média de masse, que les deux prin­ci­paux sites “sociaux” (Face­book et Mys­pace) affi­chent quel­ques cen­tai­nes de mil­lions d’uti­li­sa­teurs, que les­dits uti­li­sa­teurs ont des pro­fils et expé­rien­ces très variées… qui fait quoi ?

Vaste chan­tier, avec quel­ques débuts de réponse à pro­pos des réseaux sociaux, par exem­ple :

Sur le e-com­merce, les étu­des plus tra­di­tion­nel­les de la FEVAD sont incon­tour­na­bles :

Cer­tes les don­nées sta­tis­ti­ques sont sans cesse plus nom­breu­ses (voir l’ini­tia­tive inté­res­sante de Stra­to­sphère, via Read­Wri­te­Web).

Mais d’un point de vue qua­li­ta­tif, la socio­lo­gie d’Inter­net sem­ble encore peu avan­cée au regard des enjeux énor­mes quant à l’appré­hen­sion de la réa­lité des pra­ti­ques en ligne. Qui sera le plus moteur : les fon­da­tions, les fédé­ra­tions et syn­di­cats pro­fes­sion­nels, les obser­va­toi­res publics, les pres­ta­tai­res pri­vés, les uni­ver­si­tés… ?